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A SAVOIR SUR :

 
 
 
 
A nuit du 05 août 1970 aura été fatale à l'égard du talentueux et brillant soliste de l'orchestre « Bana 15 ans », nous avons cité Negro Succès pour avoir endeuillé les mélomanes congolais et surtout, les nombreux fanatiques de Siongo Bavon Marie-Marie, car il s'agit de ce dernier. C'est dans un accident d'auto vers « Cosbaki » (Complexe Sportif de Bandalungwa-Kitambo), c'est juste là où, à l'époque du Premier Ministre Lunda Bululu il est jeté un pont reliant les communes de Bandalungwa et de Kintambo.  
 
 
Bavon Marie-Marie  
Né à Kinshasa, le 27 mai 1944 et vivant avec sa mère Nelly Bonga Makiese qui l'a élevé depuis la mort de son père, Bavon Siongo, jeune frère à Franco Luambo Makiadi et aîné à la défunte Marie-Louise Akangana, fut un garçon turbulent mais intelligent dans le quartier « Far West », car ils habitaient sur Bosobolo. L'on se souviendra encore que le jour de sa mort, le 5 août 1970, si le concert que devrait livrer son orchestre Negro Succès aurait pu avoir lieu, il aurait été peut-être épargné de cet accident. Car, les témoignages signalaient que Bavon Marie-Maeie se trouvait, au moment du fatidique dans un état alcoolique.  
 
Il avait donc trop bu parce que n'ayant eu rien à faire dès lors que le concert de Negro Succès fut avorté. D'ailleurs, il avait effectué la guindaille cette nuit, si bien qu'il fut apparut dans beaucoup d'endroits d'amusement tels vis-à-vis bar, chez Kora, au Rolly bar, chez Para-Fifi et tant d'autres. L'oisiveté l'a tué... Certainement, peut-on penser, c'est quand il fut fatigué suite à la consommation excessive de la bière, qu'il a décidé, sous l'effet inconscient de l'alcool, de rentrer chez-lui. Il conduisait sa voiture à tombeau ouvert, a-t-on témoingé, alors qu'il se disputait sérieusement avec un célèbre avant-centre de V ;Club Jean Kembo « Monsieur-But ». Hélas, la mort lui avait tendu un piège inévitable au niveau de Cosbaki. C'est là où il entra en collision avec un autre véhicule. Et, la mort, commanditée par les mauvais esprits, n'a pu choisir que l'âme de Siongo Bavon Marie-Marie ; sa belle Lucie en est sortie avec une jambe fracturée.  
 
 
 
Ce grand guitariste-soliste Siongo Bavon Marie-Marie, champion des « Bouche », nous a quitté. Le comble, cependant, est que Bavon Marie-Marie fut jeté dans les oubliettes, alors qu'à sa mort, tout mélomane kinois a ressenti la douleur de cette disparition inopinée. Bavon est décédé à fleur de l'âge, puisqu'il n'avait que 26 ans, 2 mois et 9 jours. Même du vivant de son frère aîné, le baobab d'Afrique, le roi incontesté de la Rumba Odemba, à savoir Grand Maître Franco n'avait pas songé à honorer son jeune frère à l'occasion des anniversaires de sa mort. Nous parlons ici de façon solennelle parce que le soliste Bavon Marie-Marie n'avait plus appartenu qu'a sa famille restreinte. Et pourtant, franco ne manquait des moyens matériels et financiers pour honorer la mémoire de son frère.  
 
Le jour d'inhumation du corps de Bavon au cimetière de la Gombe, Luambo Franco avait, dans son oraison funèbre, fait un important serment qu'il n'a malheureusement pas respecté : il avait promu chaque fois une œuvre signée au nom de Bavon après qu'il ait largué pour son compte cinq albums.  
 
Ceci étant, de nombreux fanatiques de Bavon Marie-Marie qui vivent encore souhaiteraient, comme l'anniversaire de Franco tombe au mois d'octobre, c'est-à-dire deux mois seulement après celui de Bavon, qu'il y ait fusion pour honorer ensemble les deux frères artistes-musiciens et guitaristes-solistes.  
 
En plus, il serait encore mieux que les oeuvres d'anthologie de Siango Bavon, Marie-Marie soient rédupliquées et remises sur les supports CD et redistribuer pour la postérité et dont, les recettes et quelques droits y afférent aideront ses sept orphelins restés au monde.  
 
 
 
 
 
 
 
Franck Lassan, le dernier dandy de Léopoldville.  
 
L’homme était tiré à quatre épingles, tout de noir vêtu : Une chemise noire, agrémentée d’une écharpe blanche ; des boutons manchettes blancs sur un pantalon de même ton. Une veste noire avec une pochette blanche pour la dernière touche. Ces cheveux d’un noir de geai, cachaient mal le noircisseur qu’il devrait utiliser à outrance pour ne pas laisser un bout de cheveux blanc immerger. Il était donc là devant moi, la légende Franck Lassan. Son débit était mesuré, il parlait sans précipitation. De temps à autre, il levait sa mesure de whisky qu’il lampait aussi religieusement qu’un prêtre son calice de vin. 
Bonjour, Franck Lassan, me dit-il tout simplement. Franck Lassan ! au plus fort de l’épopée mobutienne du recours à l’authenticité, continuer à s’appeler ainsi dénotait d’une certaine témérité. 
Oui, je vous ai reconnu lui ai-je répondu. Je vous ai suivi à la télé, accompagné par « the best ». Mais où étiez-vous donc parti bon Dieu. Pourquoi ne vous a-t-on pratiquement jamais entendu depuis ces dernières années, lui ai-je demandé tout de go. Pour toute réponse, d’abord un long silence puis un sourire, avant de laisser des mots s’échapper de ses lèvres :  
 
« J’étais ici et ailleurs ; j’ai voyagé et j’ai continué à chanter. Ici c’est chez moi ; j’y suis revenu et j’espère qu’après plus personne ne dira qu’il ne me connaissait pas. Passez me voir chez moi, si vous voulez en savoir plus sur moi. ».  
 
Le week end d’après, je me suis rendu chez le Vieux Franck. Il habitait à la limite des zones de Kinshasa et Lingwala, sur la rue Kigoma. Sa maison était à gauche, tandis que son jeune frère Lola Checain avait sa porte à droite. Les maisons étaient comme toutes celles de vieux quartiers de Kinshasa, en brique adobe en terre. Au milieu de la parcelle et un peu en retrait, trônait une maison en dure en construction. De temps à autre, on voyait deux jeunes femmes, très belles, sortir de l’une ou l’autre maison pour étendre au soleil le linge. Je laissai courir mon imagination, laquelle des deux était parti avec le « Sarakulé » me suis-je demandé, pensant à l’une des chansons entendue à la radio qu’il avait signé.  
 
La maison était propre et bien rangée. Le Vieux devrait être maniaque. Il me sorti un vieil album de photos en noir et blanc ; ses preuves à lui de son statut d’alter-égo de Kallé Jeef. Les photos parlaient d’elles mêmes, Franck Lassan avec ses copains de Beguin Band Tchadé Mpiana ou Tino Baroza, Franck Lassan avec des admirateurs, d’autres artistes, avec des mindele ou des étrangers tout court. Ses meilleurs souvenirs étaient là, sur ses photos de Beguin Band, son idylle avec la fille de Marcel Fila qui avait fait bouger Kinshasa, son succès à Brazzaville. parrainé par les éditions Ngoma.  
 
Chaque photo était expliquée. Mais aussi et surtout, le lien entre chacune d’elle et l’histoire de la rumba congolaise : « C’est ici chez nous, me confia-t-il, dans cette commune de Kinshasa qui allait de Linguala à Citas, qu’est née la Rumba congolaise. Wendo habitait de l’autre côté à Barumbu, Kallé Jeef derrière le stade et nous toujours ici. Nous étions trois frères mordus de musique : Johnny, Checain et moi l’aîné. Johnny est parti trop tôt, j’ai connu mon heure de gloire et maintenant c’est Checain qui porte le flambeau de notre famille.  
 
« Avec la musique, j’ai connu les plus belles femmes d’ici et d’ailleurs, j’ai fréquenté des lieux qui étaient interdits aux noirs avant l’indépendance et j’ai voyagé à travers le Monde, continuait le vieux. 
C’est peut être çà mon erreur et mon problème : je n’étais pas là à l’indépendance. J’étais parti, tout comme l’avait Papa Noèl. Je devrais revenir, mais les choses sont allés très vite après. Mon style va finalement s’exiler dans les boîtes où je vais continuer à me produire, pendant que les Franco et Rochereau révolutionnaient notre rumba.  
 
De temps à autre, il s’arrêtait pour donner un coup de grattoir sur ses cheveux, question de les lisser encore plus. 
« Je ne suis pas amer, loin de là. Je veux juste, qu’avec le peu de temps que va me donner Dieu, je me réhabilite aux yeux des zaïrois. Parce que moi, j’étais le seul vrai concurrent de Kallé.  
 
C’était dit avec un tel calme et une telle conviction, que je ne pus m’empêcher de me demander où était la part de vérité et où se situait la part de coquetterie propre aux artistes .  
 
Tout en feuilletant son album photo, je me demandais pourquoi ce monsieur pétri de culture n’avait pas trouvé sa place dans un pays à peine indépendant qui avait besoin de cadre pour son développement, même si cela devrait se faire en dehors de l’espace musical « vampirisé par les Franco, Kallé, Nico ou Rochereau ».  
 
Quelques mois plus tard, lorsque très malade, son 33 tours sera mis sur le marché, je passerai des nuits entière à l’écouter et le réécouter. Mon verdict ne sera pas loin du sien : il était bien meilleur chanteur que tous ceux qui se réclamaient de Kallé ou de Wendo. Marianne José, proverbe, sarakulé ou Nuit des fêtes me sont rentrés dans la tête en un rien de temps. 
Aujourd’hui encore, j’ai une tendresse particulière pour Nuit de fête. C’est l’une des rares chansons « témoin » d’un certain art de vivre, des bana Lipopo, de la trempe de Franck Lassan. J’aimerai que l’on oublie jamais cette belle voix mélancolique du dernier des dandy congolais qui a su magnifier la couleur et l’esprit noir. 
 
 
 
 
 
Nico Kasanda, grand monument congolais de la guitare 
 
 
 
 
 
 
 
Né le 7 juillet 1939 à Mikalayi dans le Kasai Occidental, Nicolas Kasanda a fait des études moyennes chez les frères des Ecoles chrétiennes à N’Djili. Après les études secondaires, il obtint un diplôme de mécanique automobile. Le fait de vivre ensemble avec des artistes-musiciens dont son père accordéoniste, son grand-frère Déchaud Charles Mwamba guitariste, son cousin Balozi Tino Baroza, l’un des plus grands guitaristes solistes congolais, fut une loi de causalité qui le poussa à son tour à embrasser l’art d’Orphée. 
 
Entraîné par Déchaud, en 1946, alors étudiant, il imitait les grands musiciens de l’époque. Il fit son entrée dans la musique en 1950. Il fera ses premiers pas dans la carrière musicale en accompagnant les vedettes de renom telles que Jimmy l’Hawaïenne, Muanga Paul, Déchaud Mwamba qu’il a accompagné d’abord en tant que chanteur dans les studios Opika, puis guitariste soliste. Sa première œuvre fut chantée en tshiluba, il n’en connaissait même plus le titre, parce qu’en ce moment là, il ne tenait pas le rôle de guitariste. Il n’était qu’un petit chanteur qu’on avait initié à la vie musicale. Il enviait beaucoup l’orgue, le violon et la guitare hawaïenne. Les instruments à vent l’intéressaient énormément. Ses talents se mirent à captiver à partir de 1960. On lui octroya le poste de soliste titulaire dans African Jazz de Joseph Kabasele dit Grand Kallé au sein duquel prestaient Tino Baroza, grand soliste devant l’Eternel, Rochereau Tabu Pascal, Roger Izeidi, Déchaud Mwamba, etc.  
 
NICO, UN VIRTUOSE DE KA GUITARE  
 
A son retour de Bruxelles, Joseph Kabasele se faisait rare aux concerts de son groupe. Il préférait la compagnie des hommes politiques. Seules les recettes des concerts l’intéressaient. Un jour, en 1961, Nico se fâche. Il rassemble ses amis musiciens et s’explique sur la situation de l’African Jazz. Ils sont d’accord avec lui, Nico monte un autre African Jazz, Aile Nico. Il est avec Depuissant Bosuma, Tabu Pascal Rochereau, Roger Izeidi, Déchaud Mwamba, Willy Mbembe, Baskys et Bejos. Ils entrent au studio et sortent plusieurs titres, notamment «Nazongi mboka», «Ruffine missive» et «Kay Kay». Kallé Jeff se rétracte et s’en va en Belgique avec Vicky Longomba, Tino Baroza et Lutula Edo Clary. A Bruxelles pendant une année, ils procèdent aux enregistrements avec Emmanuel Dibango dit Manu. «Jamais Kolonga», qu’on appelle «Simba ngai makasi» de Tino Baroza, «Bamonaki yo» et «Lolo wa ngai» sont parmi les disques qu’ils ont enregistrés. A leur retour à Kinshasa, Longomba quitte l’orchestre pour le Négro Succès. Quelque temps après, Nico et ses amis reviennent vers Kallé.  
 
Mars 1962, l’African Jazz se rend à Bruxelles. L’orchestre enregistre une série de chansons avec toujours la contribution de Manu Dibango, notamment «African mokili mobimba» de Déchaud Charles Mwamba, «Kelya» et «Bonbon sucré» de Tabu Pascal Rochereau, «Le bateau de Tahiti» et «Twist à Kinshasa», sont parmi les titres enregistrés au cours de ce voyage. Mais, la situation n’était pas toujours au beau fixe avec d’autres amis. Le 12 mai 1963, Nico quitte de nouveau l’African Jazz.  
 
L’insatisfaction pousse le trio Nico-Rochereau-Roger à monter un groupe dont ils détiendraient le leadership. Ainsi naquit, le 13 juillet 1963, l’African Fiesta. Les deux titres du premier 45 tours, «Rendez-vous chez là-bas» et «Tremendo punto», sont des succès sûrs, et les «ambianceurs» les plébiscitent. Ils seront suivis de «Bilombe ya Africa», «Sawa», «Muasi abandaka», «Seli Kutu», «En Guatanamo», «Na leli Léo», «Mimi», «Eso la vida», «Rythmo ya su», «Moto abungaka», «Permission», «Tembe nde tembe», ..., sont des tubes qui ont marqué le début tonitruant de l’African Fiesta, qui vient bouleverser la hiérarchie musicale à Léopoldville.  
 
Trois petites années plus tard, en 1966, Nico Kasanda et Déchaud Mwamba, toujours insatisfaits, créent leur propre groupe : «African Fiesta Sukisa» afin de goûter à l’imperium en solo. Roger Izeidi, qui revient des Etats-Unis d’Amérique, tente de les réconcilier. Niet, ils ne veulent pas de la réconciliation. L’orchestre de Nico et Déchaud se compose au chant de Paul Mizele, Apôtre Diongas (Brazzavillois), Vigny Lambert Kalouga, Michel Banda dit Micky et Georges ; batteur : Georges Armand dit Arjos ; saxophone : Gabriel Kayunga ; trompette : Victor Kasanda dit Vixon, Joseph Mingiedi dit Jeff Pedro, Matafula Cailloux ; guitare Basse : André Lumingu dit Zorro ; guitare d’accompagnement : Charles Mwamba Déchaud et Delafrance ; guitare Solo : Docteur Nico.  
 
LES SUCCES D’AFRICAN FIESTA SUKISA  
 
En 1967, Nico recrute les chanteurs Chantal Kazadi, Lessa Lassan et Sangana, le flûtiste-saxophoniste Michel Ngouolali, ancien sociétaire des Bantous de la Capitale, Ye Bondo dit Bovick, guitariste pop, qui vient d’Elisabethville au Katanga. Nico et son African Fiesta Sukisa mettent sur le marché plusieurs disques 45 tours dont «Tu m’as déçu Chouchou», «Sadi naboyi masumu», «Ntumba», «Fanta Diarra», «Kiri mabina ya sika», «Nazali se mobali na yo», «Yaka toyambana», «Tour d’Afrique», «Sule», «Mwa Kasanda», «Pokwa Paris», «Aimé Zonge», «Sukisa miziki ya lokumu», «Julienne importée», etc. Un disque pose problème: «Kiri mabina ya sika». Docteur Nico réclame la paternité de la danse du même nom créée par les Bantous de la capitale. De toute évidence, il semble que c’est Michel Ngouolali qui a suggéré à Nico l’existence de cette danse. Pour renforcer son attaque chant, il recrute encore le chanteur Josky Kiambukuta, en 1969.  
 
Cette période marque le grand succès de l’orchestre avec des titres comme «Na keyi Abidjan» et «Chantal» de Chantal Kazadi, «Echantillon ya pamba» de Lessa Lassan, «Aruna», «Ngalula mipende ya milangi», «Zadio», «Bougie ya motema», «Pauline», «Saouda», «Je m’en fous», «Mbandaka», «Marie-Pauline», «Mokili ya Nzambe», «Béa akeyi wapi», «Mira», «Ka munganzi ko», «Bolingo ezali po na kisi te», «Asalam malekoum», de Docteur Nico. Hélas ! African Fiesta Sukisa connaîtra un naufrage prématuré en 72. Nico Kasanda et Déchaud Mwamba sont les rares musiciens qui puissent se vanter d’avoir fait danser le président ivoirien, Félix Houphouët Boigny.  
 
C’est alors que Tabu Ley le récupère au sein de son Afrisa International en 1982. Un hit mémorable marque ce come back qui défraie les annales musicale. Il y a un prémonitoire «Résurrection». On y parle de Docteur Nico sorti de l’eau alors que tout le monde le croyait mort et enseveli. Mais ce n’est toujours pas le havre de paix musical qu’il cherchait. Quelque temps après, Docta Kasanda liera sa vocation à celle de VA. Ce ne fut qu’un feu de paille, qui crépita et s’éteignit de lui-même faute de combustible artistique. Tantine Abeti Masikini, qui lorgnait les prouesses majeures du guitariste maestro, le convie à participer aux enregistrements de son groupe au studio de l’Industrie Africaine du Disque (Iad) à Brazzaville.  
 
Ceci constitue un véritable porte-bonheur pour ce dieu de la guitare. Il fait un périple en terre française en tant que guest star du groupe les Redoutables. A Paris où il séjourne cinq mois durant, les artistes zaïrois et ceux de l’Afrique de l’Ouest profitent de sa présence pour embellir leur musique avec les partitions magiques du Docteur, orfèvre de la guitare.  
 
Grâce à cette collaboration avec Abeti Masikini, il décroche un contrat qui le conduit à Lomé au Togo, où il participe à la tournée ouest-africaine de l’Ecurie Aziza. Nico Kasanda catalyse la curiosité des mélomanes qui, à tort, avaient cru à la disparition de ce virtuose de la guitare. Dans sa verve artistique, il réalise un album pour le compte de l’Office togolais du Disque (Otodi) avec Gérard Biobiovana Akweson, le mari et mentor d’Abeti Masikini.  
 
Ensuite, Akweson l’invitera aux Etats-Unis d’Amérique par le biais de la colonie sierra-léonnaise des Usa. Ce retour impromptu à la Zorro aux yeux du public, surtout l’ancienne génération, le revêtit d’un charisme incontestable. En fait, Docteur Nico Kasanda fut et demeure le plus grand monument de la guitare qui rythme et embellit les chansons dans l’histoire de la musique congolaise contemporaine.  
 
Docteur Nico fut un artiste de grande valeur, qui avait un respect absolu envers les pionniers de la musique congolaise. Leurs œuvres avaient une place particulière chez lui. Selon Nico Kasanda, ces vieux avaient produit la vraie et aussi la pure musique congolaise. Pour lui, un musicien congolais digne de ce nom devait écouter, comprendre et pénétrer leurs œuvres pour ensuite les modifier et corriger quelques-unes de leurs erreurs.  
 
L’artiste-musicien Kasanda Wa Mikalayi aimait dire, à propos de la musique des rythmes afro-cubains et d’autres rythmes d’Amérique centrale, qu’ils sont apparentés à la musique africaine, grâce à la traite négrière. Il réfutait l’assertion selon laquelle les Africains imitaient et copiaient la musique afro-américaine. 
 
 
 
 
 
 
 
 
Qui est cet artiste qui perce le firmament de l’art d’Orphée au Congo Kinshasa ? 
Jean Goubald Kalala, est un guitariste doublé d'un chanteur émérite. Ne le cherchez pas dans l'annuaire des musiciens modernes. Il est atypique et sa musique, un cocktail de sonorités empruntées au reggae, au blues, au R and B, au jazz mais aussi à quelques influences méditerranéennes et orientales qu'il rajoute à sa rumba congolaise. 
 
 
Un mélange savant qui assaisonne chacune de ses chansons tour à tour lyriques, plein d'humour et parfois pathétiques . Ses textes en lingala et en français peignent notre société sans complaisance. 
Héros d’un style qui ose défier le Ndombolo populaire, création emblématique à cheval sur deux générations, Jean Goubald symbolise aujourd’hui en République Démocratique du Congo, la musique de demain.  
Son style est fondé sur sa voix chaleureuse, la pureté de sa guitare sèche et sur ses textes qui conjuguent sur le même ton rimes et rires… haut de la page  
 
L’artiste congolais évoluant désormais en solo est un compositeur génial à facettes multiples et l’un des meilleurs en Rdc à savoir faire une musique de recherche à la fois ouverte à l’audition du public étranger. 
 
Sa voix, fait le bonheur du public dans les salles de spectacles à Kinshasa, à l’arrière pays et à l’étranger.  
 
Ses accents chargés de spiritualité, ses suggestions venant d’un univers où la joie et la douleur, la foi et le désespoir se côtoient et vivent ensemble... 
 
Dans le monde de la musique congolaise, il ne roule pas carrosse mais il convainc sur le plan artistique. La seule richesse qu’il détient, c’est sa voix, ses textes percutants, avec sa guitare en bandoulière, mais surtout de sa doigtée en la grattant. 
Les aînés et d’autres stars congolaises reconnaissent en lui plusieurs mérites artistiques Jean Goubald, l’homme à la barbichette rase des foules depuis quelques temps avec sa « bombe anatomique ». Un menu taillé sur mesure sur le plan artistique, qui a fait des sentiers de cabaret et de centre culturel au profit des grands podiums. 
Connu d’un public select à l’époque, c’est seulement, au cours de l’année 2005 avec sa bombe anatomique, que l’homme s’est affirmé à l’arène du ndombolo. haut de la page 
C’est aussi, avec ses jeunes amis que Jean Goubald Kalala décide de former différents groupes sans lendemain promoteur, évoluant dans les coins des rues de Kin by night, qui ne se contentaient que des premières parties des autres grosses pointures de la musique Zaïroise à l’époque... 
Après ses études des humanités, sac au dos et notes de musique en tête, Jean Goubald monte à la colline inspirée (Université de Kinshasa) comme étudiant régulièrement inscrit en pharmacie où il brilla de mille feux dans un ensemble musical et compose des « camarades D »...  
Quelques années seulement après avoir quitté le groupe Okwess dans lequel il passera la plus grande partie de sa carrière musicale, Jean Goubald décide d’évoluer en solo 
Trop accro à la musique latino-américain et incontestable fan de Julio Eglesias, cet ancien élève du collège Albert jugera nécessaire d’abandonner cette discipline beaucoup trop savante (d’après lui) au profit de... l’art d’Orphée ! 
Dans sa carrière, Jean Goubald collabore avec plusieurs artistes entre autres Gérard Madiata, Tabu Ley, Kalama Soûl, Youlou Mabiala, Mbilia bel, Redo Likinga, Mopero wa Maloba et le groupe Zaïko Langa Langa... 
Avec sa plume, il écrit des chansons entre autres « bantu tabayi » interprétée par Tshala Muana. Il arrange et chante « l’hymne des opprimés » écrit par le président Laurent Désiré Kabila. 
Dans le même registre, il participe aux chants et arrangements de plus d’un album réalisé dans les studios kinois entre autres « halte à la guerre » (chanson inaugurale de la deuxième édition du festival panafricain de musique/août 1999). Dans l’album « On va s’amuser » de Zola Tempo, Jean Goubald signe un titre « Elou ».  
 
Il écrit la chanson « Bwanya wapi ? » que Christian Kiatazabu (musicien congolais résident en Afrique du sud) choisira comme titre phare de son prochain album. haut de la page 
 
Quelques années seulement après avoir quitté le groupe Okwess dans lequel il passera la plus grande partie de sa carrière musicale, Jean Goubald décide d’évoluer en solo et d’épater plus d’un observateur culturel !... 
 
Révélation du festival « l’Autre Musique » organisé en juin 2000 à Kinshasa, ce géant souriant à la barbichette s’illustre à ce jour comme une des valeurs sûres de la musique congolaise. 
 
A lui seul, il réunit des mélomanes de plusieurs générations, de plusieurs classes sociales autour de son œuvre « Bombe anatomique ».  
 
Enregistré au studio N’Diaye et mixé à Ak Studio en France, le nouvel album «Bombe anatomique » de l’artiste-musicien, Jean Goubald Kalala a été officiellement largué en juillet 2005 sur le marché du disque.  
 
De l’avis de nombreux fans, l’opus confirme déjà les talents d’un homme qui, dans les annales de la musique africaine, figure parmi les protagonistes de l’explosion internationale d’un genre différent de ce qui se raconte habituellement sur nos scènes.  
 
L’album contient au total 12 chansons avec une musique diversifiée. En effet, on retrouve de la rumba congolaise, du jazz, de la musique de recherche, du reggae et même de la musique grecque. 
 
En dehors de «Bombe anatomique », la chanson phare de cet album produit par la maison «Kardia production Sprl » de Jules Lokela, plusieurs autres chansons séduisent sans discontinuer les mélomanes de la bonne musique. Dans «Quelle beauté », le chanteur compositeur à la voix inimitable ponctuée de murmures et sursauts se propose en ambianceur de choc. 
 
« Le griot » distille par ailleurs, un collage de chansons aux arrangements variés (écoutez par exemple, une certaine originalité rythmique dans «Africano » qui puisse dans le cru d’une manière évidente) auxquels il a ajouté ses qualités de parolier aux textes engagés.  
 
D’autres chansons contenues dans cette œuvre : «Ntina te…», «Zorro», «Asala boni», «Elou», «Miziki Ebura », «Bayibi ngai bomwana», etc. « J’ai fait de la musique métissée », dit-il, lorsqu’on s’interroge sur son orientation musicale. haut de la page 
 
PARCOURS COMPLET DE JEAN GOUBALD. 
 
Né le 22 mai 1961 à Mbuji-Mayi dans le Kasaï Oriental, c’est à Kinshasa qu’il s’initie à la première guitare alors qu’il n’a pas encore 10 ans d’âge. 
 
La musique rythme sa vie. Et c’est à juste. Jean Goubald est parenté au défunt et légendaire guitariste solo Docteur Nico Kassanda. Déjà en 1974, il fait partie de l’orchestre du Collège Boboto où il fait ses études secondaires. 
 
Durant la décennie 1970-1980, il aiguise son talent dans la chorale Bilenge ya Muinda (mouvement de la jeunesse catholique) de la paroisse Saint Augustin de Lemba. Et il chante et joue de la guitare dans des groupes musicaux de son quartier.  
 
En 1980, Jean Goubald intègre l’orchestre les Phacochères de l’Université de Kinshasa. Il quitte le campus accaparé totalement par la musique. En 1983, il joue la guitare solo dans la chanson « l’armée blanche » de Manesi Baba. Il fait en outre partie des groupes Fanco et Razi Daïs. 
 
Et c’est en cette même année 1983 qu’il reçoit le prix de meilleur guitariste soliste dans un concours de jeunes talents organisé au Centre Wallonie Bruxelles de Kinshasa.  
 
En 1984, Jean Goubald met en suspens la musique typiquement congolaise pour s’intéresser à celle des accords, des partitions. Trois ans plus tard, il s’essaie à la musique de boite. Il roule sa bosse dans quasiment toutes les grandes boites de Kinshasa et chante aux côtés de Kalama Soul, feu Madiata, la regrettée Abeti Masikini, etc. 
 
Mais, on le retrouve avec Mopero Wa Maloba dans Chama Chama vers la fin du rayonnement de ce groupe. Il fait un très bref passage dans Zaïko Langa-Langa Nkolo Mboka de Nyoka Longo. Au début des années 1990, Jean Goubald découvre d’autres styles de musique. Il joue de la musique grecque, et des folklores congolais (mashi du Kivu, Masengele et Mbunda du Bandundu, etc.). 
 
Il chante également dans Bongo Folk, Kiners (musique de recherche). On le voit aussi en compagnie de feu le reggae man Okum One One. Avec un groupe d’amis, il crée finalement le groupe O’Kwess. Mais après une brouille avec les amis, il décide, en 1998, d’entreprendre une carrière solo. 
 
En 1999, il est invité au Fespam à Brazzaville et sera auteur de la chanson inaugurale. En 2000, il obtient le prix de la révélation Autres musiques au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa. La même année, il se retrouve au Marché d’art et des spectacles africains (Masa) en Abidjan en Côte d’Ivoire. Il se fait accompagné par : le batteur Ottis, le claviériste Bafa Mastaki et le bassiste Philo. Très fréquent au Centre Wallonie Bruxelles, il joue sa guitare sèche pendant les pauses de la pièce Toréadors de Belge Jean-Marie Piemme et interprétée par les acteurs Jean Chaka Tshipamba de l’Ecurie Maloba et Jean-Marie Ngaki Kosi de Marabout Théâtre. Le succès est foudroyant. 
 
Dans différents lieux culturels de la ville, le public est ébloui par le génie de Jean Goubald qui improvise des morceaux et des thèmes à la grande satisfaction du public. Le trio joue Toréadors au Cameroun, au Tchad, et en Belgique.  
 
De ce voyage à la Métropole et un passage à Marseille en France, lui ouvre des perspectives pour enregistrer son premier opus. Il va trouver un producteur, Lokela. Et Bombe anatomique est la concrétisation d’un vieux rêve.  
 
Secrétaire général de l’Amicale des musiciens congolais (gouvernement de Maïsha Park), il se dit confiant et milite pour l’union, la fraternité. « La porte de l’A.M.C reste ouverte et je souhaite la présence de tous. Si quelqu’un se sent fort seul, tant mieux. Sinon, l’Amc est là pour tous, les problèmes qui surviennent nous servent de leçon et permettent de s’amender et d’aller de l’avant ».Déclare t-il. 
 
 
 
 
Koffi Olomide : un danger pour tous 
 
Par des mots orduriers, Koffi Olomide se répand en critiques acerbes contre Luambo, Tabu Ley, Adios Alemba. Parlant de ce monstre sacré qu’était Franco Luambo, Koffi Olomide trancha que ce dernier n’est qu’un minable car, il ne joue qu’avec deux notes ». 
Chaque matin, les Congolais comme le commun des mortels, se réveillent, en pensant à ce qu’ils vont faire pour reconstruire leur pays. Mais de tous, il en est un qui, lui, chaque matin, se réveille en pensant aux stratégies à peaufiner pour nuire aux autres. Pour ce Congolais dont le nom est Koffi Olomide alias « Antoine Makila mabe », la vie se limite à nuire aux autres. Quoi de plus normal dès lors qu’on l’appelle « ngungi » ou «moustique » ou encore qu’on le rejette partout en le désignant sous le vocable de (Papa solo mabe) ? 
 
Preuve qu’il est né avec la malveillance cheville à ses talons, comme il était né à Kisangani, la main sur la joue. Koffi Olomide a commencé à nuire aux autres musiciens congolais depuis ses débutsdans l’art d’Orphée. 
 
1. Coup de boutoir contre Luambo et Tabu Ley 
 
En effet, les injures autres coups tordus de Koffi-Olomide contre ses compères musiciens datent de vers les années 1982. En ce moment, le vieux routier Bondo Nsana éditait à Kinshasa un hebdomadaire musical qui faisait autorité « Salongo Sélection » (SS). Dans l’une de ses toutes premières éditions, ce journal à grand tirage, réserve ses colonnes à un musicien débutant que l’on voyait jusque-là en culotte blanche, rampant devant Papa Wemba à qui il cédait des chansons. Faisant ses premiers pas dans l’art de la provocation. 
 
Antoine Makila mabe réalise dans cette interview un coup d’essai qui s’avère un coup de maître. Par des mots orduriers comme sait le faire un mal éduqué, Koffi Olomide se répand en critiques acerbes contre Luambo, Tabu Ley, Adios Alemba. Parlant, par exemple de ce monstre sacré de la guitare qu’était Franco Luambo, Koffi Olomide, pince-sans-rire révolte les bonnes consciences, en tranchant que ce dernier n’est qu’un minable car, il ne joue qu’avec deux notes ». Tabu Ley, un autre monstre de la chanson passe aussi par le rouleau compresseur du méchant Antoine. Sans oublier des éditeurs de l’époque comme Adios Alemba qu’il vilipende et traite de menu fretin. 
 
2. Papa Wemba, le formateur désacralisé... 
 
Koffi Olomide la toujours nié mais tout le monde le sait. C’est Papa Wemba qui a créé musicalement Koffi Olomide. C’est Kuru Yaka, épaulé par Kester Emeneya qui a appris à Koffi Olomide à chanter. A cette époque d’ailleurs, Koffi Olomide n’aspirait pas à devenir musicien. Bombant le torse comme un « intello », Koffi Olomide voulait plutôt travailler comme bureaucrate à la Sozacom que dirigeait Alain Atundu Liongo. Mais, ce dernier qui voulait engager Koffi Olomide sur insistance de Papa Wemba ayant eu l’idée de faire vérifier l’authenticité du diplôme que le candidat prétendait avoir décroché à Bordeaux, il s’est avéré que ledit diplôme n’était qu’un faux. D’où le recours à la musique faute de mieux. 
 
Des lors, on ne peut que se pâme de gêne devant l’ingratitude avec laquelle Koffi Olomide a récompensé son maître qui n’est autre que Papa Wemba. Il s’est évertué à tuer l’orchestre de dernier et cerise sur le gâteau, largue contre Bokul, un pamphlet intitulé « Shamazulu ». 
 
Depuis lors, les relations entre les deux hommes sont allées en dents de scie et sont empreintes d’hypocrisie: Et le coup d’estocade qui à vidé la carrière de Papa Wemba de tout son suc, c’est l’arrestation de ce dernier à Paris parce que mêlé dans une sombre affaire de « ngulu » (entendez la facilitation dans l’immigration clandestine). Or, qui a été l’informateur des chancelleries occidentales pour démêler cet écheveau qu’a été le « phénomène Ngulu »? Suivez bien mon regard... 
 
3. Kester Emeneya, le professeur poignardé par son élève... 
 
Lors de ses premiers pas musicaux dans Viva-la ­Musica, Koffi Olomide a bénéficié des enseignements de Kester Emeneya. Papa Wemba avait eu à témoigner à ce sujet. C’est que Bokul qui était trop occupé et qui à l’époque avait fait une escapade dans l’Afrisa de Tabu Ley et avait laissé les charges de commandement au sein de Viva-la-Musica à Kester Emeneya, ne pouvait pas lui-même apprendre à voler au poussin qu’était Antoine Makila mabe. 
 
C’est pourquoi, Kester et Koffi ne s’étaient pas fait prier pour enregistrer un album à deux et dans les premières chansons de Koffi comme « Princessa Synza » et « Chérie Lipassa » se complétaient habilement. 
 
Mais, dans une rocambolesque affaire de femme, l’élève s’était fait fort de poignarder son maître avant d’asséner d’autres coups d’estocade qui auraient pu envoyer le maître dans l’au dé la avant d’asséner d’autres coups d’estocade qui auraient pu envoyer le maître dans l’au-delà n’eût été sa poigne. 
 
4. Ingratitude encore avec Nyoka Longo 
 
Lorsque Papa Wemba avait reniflé les premiers relents d’ingratitude de Koffi Olomide, le premier réflexe de survie de ce dernier, était d’aller frapper à la porte de Zaiko. Avec cet orchestre, Koffi Olomide avait enregistré des chansons comme « Etoile du nord ». Pour cela, Nyoka Longo avait joué un rôle capital. 
 
Mais, comme toujours pour une affaire de femme, Koffi Olomide s’était résolu à mener contre Nyoch, une guerre impitoyable. D’abord, avec l’aide d’un journaliste qui n’est plus de ce monde, il avait « offert » la femme du leader de Zaiko à une grosse légume politique. Avant de poignarder l’orchestre du « rond point » Kimpwanza qui aujourd’hui, n’est plus que i’ombre de lui ­même en Europe. 
 
5. Lance-pierres vers JB Mpiana 
 
On ne la pas beaucoup souligné. C’est contre JB Mpiana d’abord que Koffi Olomide a eu à expérimenter sa politique diabolique de démontage de jeunes orchestres. Le premier cobaye de cette politique n’a été que Alain Mpela. C’est, en effet, Koffi Olomide qui avait en tété « le Chef du Gouvernement des Bcbg ». C’est ce qui explique la célérité avec laquelle il avait couvert ce dernier des billets de banque afin de donner corps à son orchestre dénommé Génération A. Ceux qui fréquentent Mont Fleury avaient vu plus d’une foi Afande sortant de chez dénommé Génération A. La suite on la connaît. 
 
On se rappelle aussi le débauchage des membres de l’orchestre de JB Mpiana, comme Titina, Monica, Yeti... Mais, le sommet de la haine de Koffi contre JB Mpiana, a été le télescopage commandité de sa voiture contre la clôture de la résidence du leader des Bcbg à Mont Fleury. Quand la coupe de la haine est trop pleine, elle pousse à des actes insensés. 
 
6. Faire disparaître Werrason... 
 
Face à Werra et JB, Koffi a toujours joué à la diversion. Quand il attaque Werra, il feint de soutenir JB Mpiana et vice­ versa. Déterminé à ouvrir un grand front contre Werra, Koffi se rapproche naturellement de JB Mpiana qui devient, tout soudain, fréquentable. C’est la stratégie de Maisha Park. Pour Koffi Olomide, Wenge Musica Maison Mère volait trop haut et il fallait le ramener à terre. C’est ainsi qu’il finance une rébellion au sein de l’orchestre dont les partisans se collent le sobriquet de « Marquis ». C’est le premier grand schisme qui bouscule l’orchestre de Werra qui ne s’en est toujours pas déplume totalement remis. Ferré, Bille Clinton, Jus d’Eté et Baby Ndombe claquent la porte. En dépit des dénégations, l’œuvre porte la signature diabolique du grand Mopao. 
 
Depuis lors « Grand Santan » n’a cessé de déplumer l’orchestre de Werrason en finançant les départ...Lacoste, Aimelya, Céléo... ont joué le jeu de l’illustre « démembreur ». Tandis que le jeune Ji-Trois est le dernier à avoir été happé par les sirènes du Mont Fleury. 
 
Mais plus que tout, l’affaire de la tentative d’assassinat de Werrason dent le dossier est toujours au Parquet, démontre la bassesse et la cruauté d’Antoine Makila mabe. 
 
7. Wazekwa en ligne de mire... 
 
Dans sa folie de nuisance, Koffi Olomide a ciblé Félix Wazekwa de Cultur’ A Pays Vie. Ici, la moisson est particulièrement abondante au point de secouer les superstructures de l’orchestre. Gesac Tshipoy, Cabana, Djo Dienda et Hono Kapanga sont les victimes de la prédation de Koffi Olomide. 
 
Et pour qui connaît la volonté de nuire d’Antoine Makila mabe, on peut dire qu’il ne va pas s’arrêter en si bon chemin. 
 
De toutes les façons, pour Wazekwa comme pour tout le monde, Koffi Olomide est un grand danger, une vermine à éradiquer. Dieu va-t-il le laisser indéfiniment et impunément donner des coups à tout le monde ? L’avenir nous le dira 
 
 
 
Joseph Kabasele Gr Kallé 
Choriste et chantre depuis l'âge de 9ans,coqueluche des eglises catholiques St Pierre et Ste Anne,il eut à tenir en haleine de nombreux fidèles par la beauté de sa voix. 
Joseph Athanase Kabasele Tshamala est né à Palabala, le 16 décembre 1930 dans la province du bas congo,Palabala se situe à 15 km de la ville de Matadi en Republique Democratique du Congo. 
Fils de Mr André Tshamala et de Mme Hortense Malula.Il était le dernier né d'une famille de six enfants,son père est décédé alors que Kallé était encore enfant,il restait souvent avec sa mère.Son oncle maternelle le regretté Cardinal Malula qui veillait à son éducation et instruction.Il a fait ses études à l'institut St Joseph puis à St Raphael,école moyenne,ECOMORAPH. 
 
Il abandonna les études suite à un renvoi collectif de toute la classe,il avait la formation de Steno Dactylo et travailla dans plusieurs firme de la place. 
 
Kalle embrassa la musique au contact de ses amis Georges Doula,Marcellin Laboga,Albert Yamba Yamba... 
Il débuta dans la VOIX de la Concorde. En 1951,Moussa Benatar installa l'edition OPIKA qui lancera les premiers oeuvres de Kallé et ses amis.L'ensemble répétait sur Kitega 122 dans la commune de Kinshasa.  
 
Ses premiers enregistrements "COCO wa ngai,Bolingo lokola like" avec l'accompagnement des guitares de TINO BAROZZA et DECHAUD MWAMBA. 
Dans la même année,il crea l'orchestre AFRICAN JAZZ avec Tino Barozza,Roger Izeidi Monkoy,Dominique Willy Kuntina dit Willy Mbembe,Dechaud Mwamba,André Menga,Taumani,Kaya dit Depuissant,Diluvila dit Baskis et le petit Nicolas Kasanda dit Dr Nico. 
Nous y revriendrons à la prochaine sur : 
 
1963 premier dislocation de l'African Jazz. 
Gr Kallé monte l'African Jazz avec Jeanot Bombenga et autres. 
Gr Kallé le traversé du désert qui aboutira à l'African Team de Don Gonzalo,Essou,Mujos Kwamy... 
 
 
 
 
MTI 
 

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Modifié en dernier lieu le 7.08.2009
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