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Ce décès a profondément affecté non seulement ses collègues musiciens mais aussi et surtout ses amis du Cercle socio-culturel " Les Frères " de la commune de Ngiri-Ngiri dont il était membre actif. 
 
Encore un artiste musicien qui quitte la terre des hommes. Il s’agit du soliste Dave Weston Makondele Loko Bizingi. Il est décédé le mardi 4 août 2009 à l’Hôpital général de Makala dans la commune de Selembao où il était hospitalisé durant deux semaines.  
 
Ce décès a profondément affecté non seulement ses collègues musiciens mais aussi et surtout ses amis du Cercle socio-culturel " Les Frères " de la commune de Ngiri-Ngiri dont il était membre actif. 
 
Ce cercle est inconsolable car il y a trois de deux semaines, il venait de perdre son président honoraire, l’estimé David Mali. 
 
Qui était Dave Weston Makondele ? 
 
Il est né à Kinshasa le 27 juin 1949. Il a fait son école primaire à St Georges à Kintambo chez les Frères des Ecoles chrétiennes. Il fréquenta l’école secondaire à Notre-Dame du Congo (actuel Collège Bosembo). Il était marié et a laissé 6 enfants. Très jeune à l’âge de 13 ans, il débute la carrière musicale en 1962 dans un orchestre de Ngiri-Ngiri dénommé Dandy Succès.  
 
L’année suivante, il entre dans l’orchestre Jamel National de Tony dans la commune de Kasa-Vubu (Dendale à l’époque). En 1964, il gratte la guitare à un autre orchestre de Ngiri-Ngiri, le Pazo. En 1965, il se retrouve à Kimpese dans le Bas-Congo où il évolue dans l’orchestre OT Jazz du lieu. 
 
En 1966, il est accueilli dans l’ensemble musical Banita Jazz et l’année suivante, il est dans Rock-a-Mambo de Rossignol Cantador avant d’atterrir en 1966 dans les Grands Maquisards de feux Ntesa, Kiesse et consorts. En 1974, Dave Makondele est dans Kossa Kossa de la Maison Blanche de Miezi. Quatre ans plus tard, Mavatiku Michelino l’accueille dans MAKFE. Petit à petit, il acquiert la notoriété et entre dans la cour des grands, précisément dans l’Afrisa International du Seigneur Tabu Ley Rochereau. C’est avec lui qu’il a effectué autant de voyages dans plusieurs pays dont les Etats-Unis d’Amérique. 
 
Dave Makondele, patron de Dynastie R3 
 
Ayant connu autant de déboires et de déceptions auprès de ses patrons qu’il a loyalement servis dans se retrouver, Dave Weston Makondele décide de voler de ses propres ailes. Il décide de créer son propre ensemble musical. C’est ainsi que naquit le 14 octobre 1998 l’orchestre Dynastie R3 qui est membre de l’UMUCO (Union des musiciens du Congo) et membre de la SONECA (Société nationale des Editeurs et Auteurs compositeurs). 
 
Dynastie R3 est un ensemble d’interprétation des œuvres musicales d’autres musiciens de différentes époques. Il est régulièrement invité dans les fêtes de mariage, de retrait de deuil, d’anniversaire, de première communion, … Dave Makondele n’est pas un inconnu à Brazzaville. Il y a reçu un diplôme de reconnaissance lui décerné par Odemba Production à l’occasion de la Journée internationale de la rumba congolaise. Son corps sort de la morgue ce samedi 15 août 2009 pour être inhumé le dimanche 16 août. Les derniers hommages lui seront rendus dans l’enceinte de l’YMCA. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Que se passe t-il dans le théâtre congolais ? 
 
 
 
Kinshasa, 01/08/2009 / Culture 
Et nous Congolais, quand écrirons-nous notre histoire culturelle ? Existe-t il, dans nos bibliothèques, quelque chose sur Mikanza, Kalend, Mongita, Franco, Grand Nico, Mpongo Love , Abeti, Molangi ya Pembe, Maboke Ngaliema, Tshitenge Nsana... ? 
 
Plusieurs personnes se posent cette question, comme moi aujourd’hui. En effet la mort de l’artiste Sans Souci le mardi 23 juin 2009 ainsi que celle de Malasi le lendemain, mercredi 24 juin 2009, nous a émus et nous a laissés dans une profonde consternation. 
 
Il est vrai que la mort est quelque chose de naturel sur laquelle nous sommes tous sans armes. Mais quand, dans une même famille, les enfants meurent à tour de rôle et dans une même année, il y a lieu tout de même de se poser la question. De s’arrêter un moment et de se remettre en question. 
 
 
Souvent en Afrique, les familles qui ont vécu des moments douloureux comme ceux-là vont trouver le marabout, le féticheur ou les diseurs de bonnes aventures pour conjurer le sort.  
 
Moi je crois en d’autres valeurs, c’est pourquoi je me tourne vers mon Dieu, le Maître des temps et des circonstances, et je Lui pose la question car je ne comprends pas : « Qu’ont-ils fait, nos artistes, pour que leur vie s’arrête aussi brutalement ? » 
 
Je viens de faire un calcul. Pour la seule année 2008-2009 soit de juin 2008 à juin 2009 au moins dix artistes de théâtre nous ont quittés à fleur de l’âge. 
 
Je citerai par exemple les noms des artistes de théâtre tels que Mabaku (2 février 2009), Visa (8 Mars 2009), Sans Souci (23 juin 2009), Kidiamfuka, Malasi (24 juin 2009), Louvangadio (19 février 2009, Tatu Kalombo (15 Novembre 2008, Tatu Mwuandu, né Pierre Kanku Kasongo, acteur dans « La vie est belle » (Mai 2009), Mbonge (23 Juillet 2008)... 
 
Le chiffre est très effrayant pour la seule année juin 2008 à juin 2009. Il y en a que j’ai peut-être oublié. Mais tous ont été de grands artistes. Ils ont aimé la scène et ont apporté du rire et du défoulement pour le grand bonheur non seulement des Congolais mais aussi de tous ceux qui aiment cet art.Qui n’a pas acheté un de leurs DVD pour voir, revoir leurs artistes préférés.  
 
Quelqu’un m’a dit l’autre fois que lorsque sa femme est fâchée, il lui achète un DVD de théâtre congolais pour se faire pardonner. Cela lui change d’humeur. Donc le théâtre est un art de résolution des conflits dans nos familles. Il rassemble, autour de la télé, des familles entières. Un art qui apaise et qui procure joies et sensations multiples. 
 
Personnellement, j’ai eu à travailler avec quelques-uns d’entre eux. C’étaient des moments de bonheur. Je fus le Directeur artistique et metteur en scène de Louvangadio (Louv) au Théâtre National.  
 
Il a joué dans plusieurs de mes mises en scène, notamment dans Le Maître des djinns de Baba Moustapha (Tchad), Une saison au Congo d’ Aimé Césaire où il était distribué dans le rôle de Lumumba, Papa Sidi de Birago Diop (Une mise en scène de Ntete Luzala décédée, elle aussi), La zizanie, Mundele Ndombe (Une adaptation du Bourgeois Gentilhomme de Molière. Adaptation libre de Paul Berger. Il a joué dans le rôle de Nzoba. Dans la première version, mise en scène par Alain Moens, le rôle de Nzoba était interprété par Kalend décédé, lui aussi)... ; Louvangadio fut un artiste complet avec plusieurs registres.  
 
Il pouvait jouer facilement les rôles de domestique, du vieux sage, du politicien ou du patron. Dans les dramatiques congolaises, j’ai joué avec Louv. Je fus même son fils dans un des rôles qui m’était attribué. 
 
J’ai travaillé également avec Sans-Souci dont j’ai eu à produire la troupe très souvent dans la salle culturelle Ste Thérèse à N’djili. Ce fut un maniaque de la ponctualité. Un vrai leader artistique. Quant à Malasi et à Mbonge, nous avions joué ensemble dans certaines dramatiques télévisées congolaises produites en Lingala. 
 
La comédienne Malasi, de son vrai nom Brigitte Kasaka Nzama, est décédée le mercredi 24 juin 2009, au lendemain de la disparition de Sans souci| Photo : Koko Dia N’zombo 
Que se passe- t-il donc dans le théâtre congolais ? 
 
Nous n’avons pas de réponse. Peut-être le destin le veut ainsi. Ils sont morts très jeunes. Emporté par un accouchement, une opération chirurgicale négligeable, une courte fièvre, fauché par un véhicule conduit par un chauffeur inconscient et maladroit ou assassiné par une main invisible. Tous ces artistes nous ont laissé de grandes oeuvres qui resteront gravées dans nos mémoires. Jamais leurs noms ne seront effacés ou oubliés. 
 
Ainsi, au nom de tous ces artistes décédés aujourd’hui ou hier, je voudrais que nous fassions preuve d’une profonde reconnaissance à leurs âmes. Ne peut-on pas élever ne serait-ce qu’un petit monument en leur souvenir ? Il est vrai qu’il existe une oeuvre sur la place de la Victoire à Kinshasa, dédiée aux artistes. Cette oeuvre est de Me Liyolo et représente deux mains. C’était bien pensé. Des mains qui symbolisent celui qui peint, celui qui gesticule et fait des signes, celui qui implore, celui qui assemble, qui souffre et espère.  
 
Il ne nous est pas interdit de créer une autre oeuvre cette fois ci dédiée aux artistes de théâtre morts pour la grande et noble cause scène de l’art de scène. 
 
Je voudrais rappeler que les écoles ont aussi un grand rôle dans l’éducation de la masse. Apprendre à nos enfants les noms de nos artistes vivants ou disparus. Qu’ils aient été musiciens ou artistes de théâtre ou de cinéma. On me dira qu’ils n’ont fait que des sketches.  
 
Et alors ? Qui a dit qu’ils ne sont pas artistes ? Molière n’a t-il pas fait des sketches ? Pantalone dans le théâtre italien de la commedia dell’arte n’a t-il pas fait du sketch ? Et Coluche ? Et pourtant beaucoup de choses ont été écrites sur eux. 
 
Et nous Congolais, quand écrirons-nous notre histoire culturelle ? Existe -t il, dans nos bibliothèques, quelque chose sur Mikanza, Kalend, Mongita, Franco, Grand Nico, Mpongo Love , Abeti, Molangi ya Pembe, Maboke Ngaliema, Tshitenge Nsana... ? 
 
Le sketch, en effet, est basé sur l’improvisation. Rien n’est écrit à l’avance. Le dialogue, le jeu et même la mise en scène sont produits de l’improvisation. Mais il y a un fil conducteur, un synopsis. Faire du sketch est plus difficile que de jouer dans une pièce de théâtre classique ; car en plus de la mémoire, les acteurs font appel à leur imagination créatrice. Le sketch est l’art de l’écoute, du regard et de l’attention.  
 
Il faut rester présent sur scène (surtout qu’il n’y a pas de souffleur), écouter son protagoniste, regarder et prêter attention à l’occupation de l’espace, qui évolue au fil du dialogue. Le metteur en scène est en fait un metteur en espace. Il coordonne les sorties et les entrées et suit le synopsis étant donné qu’il n’y a pas de cahier de mise en scène ou de régie. 
 
Je termine. Je rends grâce à Dieu pour nous avoir donné ces artistes à qui je lance un merci pathétique pour tout ce qu’ils ont fait. Et je Lui rends gloire pour nous les avoir retirés car « à chaque heure suffit sa peine ». Tout cela n’est que la fin d’un acte, d’autres artistes de théâtre, encore dans nos pépinières les remplaceront et la pièce continue inexorablement.| 
 
 
 
 
 
 
 
Descendant de la lignée des farouches guerriers Yambata 
Le Général Mbuza Mabe, "l'homme de Bukavu" 
 
Depuis les évènements de Bukavu et la bataille de Kamanyola qui rappellent étrangement les guerres livrées par l'armée zaïroise il y a près de trois décennies, pour libérer la ville de Bukavu de l'occupation des mercenaires de Schramme et reconquérir la plaine de Kamanyola des hordes mulélistes, il y a toujours eu le nom d'un officier qui s'y est couvert de gloire au péril de sa vie ! En voici un : le général Mbuza Mabe, "l'homme de Bukavu", ou la personnification de la tradition guerrière du peuple Budja ! 
 
Le lundi 12 juillet 2004 
 
 
EPUIS les évènements de Bukavu et la bataille de Kamanyola qui rappellent étrangement les guerres livrées par l'armée zaïroise il y a près de trois décennies, pour libérer la ville de Bukavu de l'occupation des mercenaires de Schramme et reconquérir la plaine de Kamanyola des hordes mulélistes, il y a toujours eu le nom d'un officier qui s'y est couvert de gloire au péril de sa vie !  
 
Hier à Bukavu et Kamanyola, les généraux Mulamba et Mahele, et aujourd'hui le général Félix Mbuza Mabe Nkumu Embanze.  
 
 
Le Général Mbuza Mabe  
À 60 ans révolus, le général Mbuza Mabe descend de la lignée des farouches guerriers Yambata du territoire de Bumba, ces peuplades dont Stanley a eu maille à partir pour les subjuguer au cours de son épopée partie de Zanzibar le 17 novembre 1874 ! Ce dernier, malgré une caravane armée de 29 fusils rayés, 32 fusils à percussion, 2 carabines Winchester et 2 mitrailleuses à double canon, ne vint que très difficilement à bout des intrépides Yambata armés seulement de lances, arcs et flèches.  
 
La légende guerrière des Budjas était ainsi établie, respectée plus tard par les officiers belges de la Force Publique et perpétuée dans l'Armée congolaise. Les colonels De Decker et Brebonne, les premiers formateurs des régiments commandos à Matadi et Kotakoli ne tardèrent pas à épingler les officiers budjas Bumba, Mahele, Mbuza Mabe... qui devaient compléter plus tard leur formation dans le corps des parachutistes.  
 
Le général Mbuza Mabe parvint à s'évader de nuit au moment de l'attaque des Rwandais de James Kahabare, pour rejoindre Matadi à pied à 150 Km de là, à travers les marais et les futaies. Déguisé en commerçant juché au-dessus de sacs de manioc, il parvint à gagner Kinshasa.  
 
C'est ainsi que Mbuza Mabe, intégré dans la garde rapprochée de Mobutu, commandée par le général Mahele, aura l'occasion de suivre la formation des TEM (Techniciens d'Etat-Major) et d'obtenir son brevet de parachutiste (saut en mer avec Mobutu) en Israël.  
 
Et lorsqu'à la fin du régime Mobutu, l'armée zaïroise fut emmenée en captivité à Kitona, le général Mbuza Mabe parvint à s'évader de nuit au moment de l'attaque des Rwandais de James Kahabare, pour rejoindre Matadi à pied à 150 Km de là, à travers les marais et les futaies. À Matadi, avec la complicité de quelques hommes d'affaires nationalistes, et déguisé en commerçant juché au-dessus de sacs de manioc, il parvint à gagner Kinshasa et alla se présenter tout droit aux nouvelles forces de sécurité kabilistes.  
 
Le contact avec Laurent - Désiré Kabila fut rapidement établi et le général, félicité par le Président de la République, retrouvera le commandement à Kitona d'abord, à Kananga ensuite, et enfin à Bukavu où il est chargé de préparer le verrouillage de la frontière qui jouxte le Rwanda, quoique une certaine opinion ait cru qualifier cette mutation comme un piège pour l'envoyer à une mort certaine !  
 
Avec ces nouvelles batailles mémorables de Bukavu et Kamanyola, le général Félix Mbuza Mabe vient d'entrer ainsi vivant dans le panthéon de ces glorieux soldats qui n'ont pas hésité à verser leur sang pour que vive la Patrie, dans ce qu'elle a de plus noble, l'Unité de la Nation congolaise !  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
La comédienne Visa de la troupe Le Kilimandjaro, Pamua Ilunga de son vrai nom, est décédée dimanche 8 mars dernier, des suites d’une césarienne dans une polyclinique de Bandalungwa dirigée par le docteur Manuika. Le bébé né de cette césarienne est également décédé. 
 
 
 
MTI

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Modifié en dernier lieu le 17.08.2009
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