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REGARD SUR L'ARTISTE

 
 
Regard sur Nedule Papa Noël, guitariste, auteur-compositeur et arrangeur de talent  
Un veteran de l'âge d'or de la musique congolaise mais aussi un pionier qui modernisé. La rumba callejera de Cuba et celle du Congo ont pour point commun la danse! Avec Café Dans les années 40s et 50s la rumba ditte "Congolaise", Traditionellement à l'origine se jouait avec des tambours, le sanza et le lokole. La transformation de la structure musicale de la rumba congolaise commence avec la introduction de la guitare electrique, des congas et des instruments à vents y metal. Il y on a une certaine influence de la musique comercial Cubaine – rumba- son- cha-cha-cha – en circulation a l'époque – et l'apport des sons regional et folklorique des paysans qui migres vers les villes. La rumba change sous l'impulse creatíf de notament Joseph Kabasele et les membres son group l'African Jazz., Mwamba Déchaud et Tino Barroza et Nicolas Kasanda (aka Dr. Nico) qui vont tous jouer un role important dans cette musique Le premier succés de ce genre fut ‘Marie Louise’ du guitariste Antoine ‘Wendo’ Kalosoyi en 1948. D'autres formations donnerent de l'essor à cette musique surtout urbaine; l’OK Jazz (1956) de Franco Luambo Makiadi, les Bantous de Capitale(1958); l’African Fiesta de Tabu Pascal Ley (1963) (lplus tard s’appelle Tabu Ley Rochereau). Ils donnerent une grande impulsion a cette rumba qui devient la marque de fabrique musicale congolaise; Papa Noel fut guitariste de plusieurs formations de cette époque (Rock a Mambo, les Bantous de la capitale, African Jazz). Pour Café Noir il prends inspiration en refaisant a l'inverse le chemin des esclaves à la rencontre de Cuba qui a inspire plusieurs musiciens de cette époque. La connection est directe parce que pendant la periode colonial beaucoup de Congolais prenderont le passage enforce a Cuba commes esclaves. Cette musique etait la clé de la creation dans les ports de Matanzas y Havana de la tradition qui s'appele Cuban rumba, Por celebrare c'est la rencontre de la guitare tres du sonero rocker cubain Cotó et celle du rumbero qu'il est; les retrouvailles ont pour témoin Manu (‘makossa man’) Dibango; occasion pour lui de se rappeller les nuits chaudes de Léopoldville aujour d'hui Kinshasa; sus premiers annés ou il a joue avec African Jazz y autres.  
 
La rumba callejera de Cuba et celle du Congo ont pour point commun la danse! Avec Café Noir Papa Noel a voulu rappeller que Cuba a toujours ete source d'inspiration et modele pour les rumberos Africains.  
 
Le grand guitariste, auteur et arrangeur, Nedule Papa Noël est inscrit sur la liste des grandes vedettes de la musique congolaise. Dčs son jeune âge, il fera des navettes entre Kinshasa et Brazzaville, afin d’apprécier et d’admirer les grands talents de la musique congolaise.  
 
Quand on parle de Nedule Papa Noël, on pense certainement ŕ un artiste-musicien, un des grands guitaristes et l’un des auteurs les plus inspirés et les plus féconds de la musique congolaise moderne. Il a réalisé une carričre pleine de prčs de 50 ans, riche en succčs. Ses oeuvres de haute facture intellectuelle versant par moments dans la philosophie.  
 
NAISSANCE ET JEUNESSE  
 
On l’appelle affectueusement par ses amis et collčgues « Ya Nono ». Antoine-Emmanuel Nedule Monswest dit Papa Noël, est né le 25 décembre 1940 ŕ Kinshasa. Il fut baptisé Noël, contrairement ŕ la tradition congolaise, qui exige que l’enfant, surtout un garçon, porte le nom de son pčre ŕ sa naissance, ou d’un parent décédé, parce qu’il était né le 25 décembre, le jour de la fęte de noël. Il y a plus de deux mois, Il était venu pour l’inhumation de sa fille, l’une des chanteuses de Benz Bozi Boziana dans Anti-Choc. Kinois de souche, ce dernier avait quitté sa ville natale depuis 1989 pour l’Europe. Lors de son séjour ŕ Kinshasa, Papa Noël, l’un des instrumentistes de talent, a été la vedette la plus sollicitée des émissions radio et télé de la capitale congolaise. Et beaucoup de gens qui aimaient ses chansons, sans pour autant savoir que c’étaient ses compositions, l’ont découvert ŕ travers ces émissions.  
 
Grand guitariste, auteur et arrangeur, le nom de Nedule Papa Noël est inscrit sur la liste des grandes vedettes de la musique congolaise. Dčs son jeune age, il fera des navettes entre Kinshasa et Brazzaville, afin d’apprécier et d’admirer les grands talents de la musique congolaise. Il apprend la guitare de son fief ŕ Barumbu, le quartier de Manoka Souleymane dit De Saďo, Albert Kasongo, Georges Dula, Adou Elenga, etc. Il est influencé par Manuel D’Oliveira, Bowane, Leon Bukasa et Dewayon Ebengo ŕ ses débuts, dans les années 52-53, avec ses amis Raymond Braink Kalonji et El Mededor. Dans un avenir incertain vers les années 54-55, la musique exerce une influence sur lui. Il prend des contacts avec les vedettes de la chanson léopoldvilloise entre 1956 et 1957. C’est Jean de la lune Daniel Loubelo qui lui met le pied sur l’étrier. Il lui montre le Do majeur de la guitare. Aprčs ses humanités, Antoine Nedule ne s’adonnait plus ŕ ses études universitaires.  
 
DEBUT DE SA CARRIERE MUSICALE  
 
On le trouvera dans Rock’A Mambo de José-Philippe Lando Rossignol en 1957, oů ils jouent chez Rocky; En ce moment lŕ, Leon Bukasa dirigeait un groupe de jeunes guitaristes de Léopoldville, l’invite pour intégrer le groupe. Il propose au jeune Nedule un plan de travail et un contrat de collaboration. Il est engagé chez Bukasa, oů il trouve les guitaristes Albino et Mwena. Il tente sa chance dans cet orchestre. C’est lŕ oů il complčtera ses connaissances dans la pratique de la guitare. Sa mčre lui offre une guitare, le jour de son anniversaire. C’est grâce ŕ cet instrument que le débutant Nedule passera de l’amateurisme au professionnalisme, en brűlant sans trop de peine les étapes. Lors des productions dans des bars de Léopoldville, Papa Noël accompagne le virtuose Bukasa, avec succčs.  
 
Il réalisa son premier disque en 1958 dans le groupe Bukasa. Mais c’est la chanson « Clara Badimuene » de Bukasa, sortie dans les editions Ngoma. 1958 s’annonce comme l’année prometteuse de la carričre musicale du jeune Nedule. Ce dernier joue un rôle important pour la premičre fois au studio. Sa collaboration avec Léon Bukasa lui vaut des éloges de tout genre. Cette école a fait de lui un grand guitariste soliste.  
 
Il abandonne Léon Bukasa pour rejoindre Rock’A Mambo de Lando Rossignol en 1958. Il est surnommé Johnny Noël par Rossignol. Selon lui, Rock’A Mambo, c’était l’orchestre le mieux organisé ŕ cette époque lŕ. Il rentre au moment oů Tino Baroza, le soliste de cet orchestre est absent du pays, il le remplace valablement. Au męme moment, Guy-Léon Fylla, le patron de l’orchestre Makina Locale le sollicite. Il l’emmčne ŕ Libreville, oů ils séjournent pendant une année. C’était vers la fin de l’année 1959. D’ailleurs, Il évoluera de 1959 en 1968 dans plusieurs orchestres. Arrivé ŕ Pointe-Noire, l’artistemusicien, auteur, chansonnier et clarinettiste Essous Jean-Serge le prend et l’engage dans les Bantous de la Capitale.  
 
Ils enregistrent au studio Fonior de Brazzaville que dirigeait Roger Izeidi. La premičre chanson qu’il joue dans les Bantous de la Capitale fut « Muana mama Adele », oeuvre de Essous. Il n’était pas le seul congolais de Léopoldville dans cet orchestre. Il était avec le chanteur Jojo et l’accompagnateur Jacques Jackie.  
 
AFRICAN JAZZ ET VOX AFRICA  
 
Le Grand Kallé Joseph Kabasele épouse sa femme, la belle Cédčlle en 1961. Le mariage a lieu au restaurant du Zoo ŕ Léopoldville. Les Bantous de la Capitale agrémente la soirée. A leur retour ŕ Brazzaville, ses amis lui disent qu’ils n’ont plus confiance en lui, parce qu’il s’entretenait beaucoup avec Grand Kalle le jour du mariage. Déçu, il rentre ŕ Léopoldville pour un temps. Pendant que Nicolas Kasanda, Roger Izeidi et Rochereau Pascal Tabu montent l’African Jazz aile Nico, et quatre mois aprčs sa divergence avec ses amis de Brazzaville, Papa Noël intčgre l’African Jazz de Joseph Kabasele.  
 
Lors d’une tournée ŕ Bukavu en 1961, il rencontre la demoiselle Anasthasie Ngoy, une fille de Lubumbashi, qui travaille ŕ la radio, et qui sera son épouse et la mčre de ses enfants. Aprčs plusieurs tournées et plusieurs enregistrements, il quitte Kabasele, il crée Super African Jazz. Il est ŕ Bukavu. A la suite de la dislocation de son groupe, il se rend ŕ Kinshasa et ŕ Brazzaville. Il frappe ŕ la porte des Bantous, qui refusent de l’enrôler de nouveau. Il repart ŕ Kinshasa. Il repart par la suite ŕ Bukavu. A son retour, Bombenga l’accueille ŕ l’aéroport. Jean Bombenga dit Jeannot Lolango, lui aussi un ancien d’African Jazz. On lui colle le surnom de « pigeon voyageur » ou « oiseau volant », ŕ cause de ses va-et-vient d’un orchestre vers un autre, dénotent l’instabilité qui le caractérisait. Ce comportément lui a fait perdre certaines sympathies.  
 
C’est la naissance de Vox Africa. Il recrute Sam Mangwana, Dalienst Ntesa et Aladji Baba. Quelques temps plus tard en 1968, il quitte Vox Africa. Il est opportunément remplacé par Seyo Souza, l’actuel Souzy Kaseya, qui arrive de sa province natale, le Katanga. Il monte l’orchestre Bamboula, ce nom provient du rythme de chant des esclaves noirs au 15čme sičcle.  
 
L’ORCHESTRE BAMBOULA  
 
Bamboula compte en son sein plusieurs jeunes de la nouvelle génération dont : les chanteurs Blaise-Pascal Wuta Mayi, Pierre, Aimé Kiwakana, la chanteuse Antoinette Etisomba, le bassiste Decca, le trompettiste Jean de la Croix, le saxophoniste Jeff Lunama, etc. c’est dans Bamboula que démarre un peu plus tard Bozi Boziana.  
 
En 1969, suite ŕ un concours organisé par le Ministčre de la Culture, l’orchestre Bamboula est retenu pour représenter la République du Congo-Kinshasa, au Festival d’Alger. Composition du groupe : Blaise-Pascal Wuta Mayi, Pierre, Aimé Kiwakana, René Mosengo, Jojo, Mapolo, Flamy, Magot, Bosmen, Francis, Mavando, Papa Noël, Bopol Mansiamina, Nico, Silis, Mangenza, Jean de la Croix et Gustave. Au retour d’Alger, Nedule Papa Noël remit la guitare au placard. C’est la fin de l’orchestre Bamboula.  
 
ANTHOLOGIE DE LA MUSIQUE ZAIROISE MODERNE  
 
En 1973, Nedule Papa Noël fut choisi pour ętre le Directeur Artistique de l’Anthologie de la Musique Zaďroise Moderne, éditée par le bureau du Président de la République. Ce double album comprend une vingtaine Chef d’śuvres des pionniers de la musique congolaise moderne. Notamment : Manoka Souleymane De Saďo, Albert Kasongo, Manuel D’Oliveira, Camille Feruzi, Léon Bukasa, Adou Elenga, Lucie Eyenga, Antoine Wendo Kalosoyi, etc.  
 
TOUT PUISSANT O.K. JAZZ  
 
En 1976, Franco Luambo Makiadi l’incorpore dans le Tout-Puissant O.K Jazz. Dans cet orchestre Papa Noël a eu ŕ participer dans la réalisation de plusieurs oeuvres. Et, il a pu s’exprimer valablement en tant que chansonnier et auteur des oeuvres discographiques. Des succčs comme « Tangawisi », « Bon samaritain », « Bijou », « Sisika », etc., ont pu prouver qu’il est et restera l’un des plus grands auteurs et compositeurs de la chanson congolaise. Il quitte l’O.K Jazz en 1988, la męme année, Il lance l’album « Makolo tambola », qui fut un hymne au travail ou le procčs d’une société en déliquescence.  
 
L’EUROPE ET LE CUBA  
 
En 1989, il s’envole pour l’Europe. Il enregistre l’album « Haute Tension » en 1994, qui était suivi en 2000, par « Bel ami », une rétrospective, ŕ l’occasion de ses 60 ans. De 1995 en 1998, il accompagne Sam Mangwana ŕ travers des tournées en Amérique. En 1998, il arrange l’album « Galo Negro », le Coq Noir de Sam Mangwana, dans lequel il imprime la chanson « Balobi », dans une musique acoustique de qualité. Il travaille aussi avec Mose Fanfan et joue et fait des arrangements musicaux du groupe « Kekele ».  
 
Depuis 2001, il est au Cuba, oů il collabore avec l’artiste-musicien Papi Oviedo. De la fusion entre les deux musiciens de talent est sortie l’opus « Bana Congo », enregistré ŕ La Havane au Cuba.  
 
 
 
 
 
 
 
 
Hommage au Grand Ninja  
 
La nouvelle est tombée comme une bombe à travers la ville de Kinshasa. Madilu System est décédé ce samedi 11 août 2007 à 04h20 aux cliniques universitaires de Kinshasa.  
 
Né Jean Bialu Madilu, il a vu le jour dans le bas congo le 28 mai 1950.  
 
Lieu et date de décès : Kinshasa le 11 août 2007  
 
État civil : Etait marié à Pierrette Biya  
 
Nombre d’enfants : 9 dont 4 avec Pierrette Biya ( Amanda Madilu, Magali Madilu, Blaise Bialu, Letiss Madilu, Jeancy Madilu, Jeannette Madilu, Yann Madilu, Vincianne Bialu et un autre enfant qu’il a eu avec Fanta... )  
 
Nom du père : Bialu Kaba Antoine  
 
De la mère : Mbongi Madeleine  
 
Début de carrière musicale : 1967  
 
 
Madilu laisse une veuve, Pierrette Biya, et de nombreux enfants. II se refusait de donner le nombre exact de ses enfants: « Eale, ils sont nombreux et vivent tous en Europe avec mon épouse ». C’était sa réponse à propos de ses enfants.  
C’est à mes débuts dans la presse durant les grandes vacances de 1976 à la Fikin que j’ai connu Madilu. Je lui dédie ce papier en souvenir de notre amitié et de nombreux entretiens que j’ai eus avec lui autour de sa carrière en tant qu’artiste musicien.  
 
Pour la petite histoire, c’est à cause de son échec a l’examen d’Etat en 1971 qu’il avait décidé de faire de la musique son gagne-pain.  
 
Sa trajectoire ressemble à une vie humaine faite de graduation. En effet, Madilu aura côtoyé les piliers de la musique congolaise ainsi que de grands orchestres pour qui il doit sa grandeur artistique.  
 
C’est au sein de l’orchestre Bamboula de Papa Noël Nedule qu’il démarre sa carrière avant d’aller prester au sein de l’orchestre Bakuba Mayopi, mis sur pieds avec le concours de Yossa et Pindu Pirès.  
 
II y a lieu de signaler ce laconique passage dans I’Afrisa du Seigneur Tabu-Ley Rochereau pour finir sa course dans le TP OK Jazz du Grand Maître Lwambo Makiadi dit Franco de Mi Amor. II sied de préciser qu’après Mayopi, il a tenté de monter plusieurs fois sa propre formation mais, cela s’est avéré sans succès. Aussi, faut-il le souligner, c’est tout petit qu’il avait appris a chanter en qualité de choriste et servant a l’église St Michel de Bandalungwa.  
 
Me parlant de sa carrière musicale en 2003, il me révélera que sa vraie carrière musicale a démarré en 1989 en faisant son entrée dans le Tp Ok Jazz du Grand Maître Lwambo Makiadi.  
 
Mais, c’est au cours de la tournée à Bruxelles en 1973 que le Grand Maître avait découvert ses talents de grand chanteur.  
 
Ce jour là, le Grand Maître était descendu à l’hôtel Brabant, dans les environs de la gare du Nord, pour répéter avec Josky Kiambukuta. Ce dernier était absent. Le Grand Maître est resté pour répéter, bien malgré lui, avec Madilu toute la journée.  
 
De cette répétition est née la chanson « Non » suivie de « Makambo ezali minene, Mario et Mamou » pour ne citer que celles-là. A ce sujet, il me dira : « Depuis, cette chanson, le Grand Maître ne jurait plus que par moi. Résultat, j’ai interprété en solo au sein de TP Ok Jazz 15 chansons toutes a succès ».  
 
II m’avouera un jour que ce sont ces oeuvres qui lui ont ouvert grandement la porte du bonheur et du pouvoir. Aussi bizarre que cela puisse paraître, Bonheur, et Pouvoir sont les titres de 2 de ses albums.  
 
En 36 ans de carrière musicale, Madilu System était un homme comblé. Comblé sur le plan artistique. II possédait son propre orchestre pour pérenniser l’oeuvre du Grand Maître dont il se réclamait héritier du trône. D’ailleurs, la mont de Franco est restée son plus mauvais souvenir. II lègue une postérité un riche répertoire, un style inimitable contenus dans près de 80 chansons à son actif.  
 
De son vivant, il a publié, en solo, 7 albums dont le tout dernier « Bonne Humeur » qui sera dans le commerce dans les tout prochains jours. A la suite de cette oeuvre, il envisageait de se faire appeler « Tata malamu », quelqu’un au grand coeur, dégageant toujours de la bonne humeur autour de lui.  
 
Que dire d’autre ? Sinon que Madilu était un homme comblé sur les plans artistique et affectif avec sa charmante épouse Pierrette Biya et ses nombreux enfants qu’il chérissait tant. Il possédait 10 villas diseminées à travers la ville notamment à Matete, Yolo, Ma Campagne et Mont Ngafula et parc automobile à faire pâlir d’envie et il prenait plaisir à laver chaque matin ses voitures. Fin gourmet, il ne montait pas à table pour une cuisse de poulet..  
 
Parcours sans faute  
 
A la suite de la mort de Franco en 1989, Madilu est mis a l’écart par ses copains en 1990. II décide de faire une carrière solo et s’exile en Europe en choisissant la Suisse comme pays d’accueil.  
 
De cet exil, il lance pour essayer, l’expression est de lui, I’album « Frère Edouard ». Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître. II récidive avec « Ya Jean », ça cartonne. Il n’ y a pas de doute, il est entré dans la cour des grands par la grande porte.  
 
Début 2000, il rencontre un producteur camerounais basé a paris, JPS. Avec ce dernier, Il signe un contrat de mariage avec à la clé, l’album « L’eau ». Comme il fallait s’y attendre, l’album se vend comme de petits pains.  
 
Par la suite, il a actuellement sur le marché un album avec le titre phare « Juste un peu d’amour » qui fait le bonheur de tout le monde. II nous laisse a titre posthume « Bonne humeur ».  
 
Avec cet album, il entre dans les hit-parades internationaux, il est l’invité des chefs d’Etat. En 2006, il a, tour à tour, fait danser les Présidents Bongo Odimba (Gabon), Sassou Nguesso (Congo-Brazza) et Obiang Nguema (Guinée Equatoriale) à l’occasion de leurs anniversaires respectifs et le Président Joseph Kabila, lors de son manage.  
 
Et depuis cinq ans, il s’est produit au Grand Hôtel Kinshasa (qu’il avait choisi comme seconde résidence et bureau d’affaires) pour agrémenter les manifestations officielles et privées. Madilu System était revenu à Kinshasa pour préparer a sortie officielle de son albumà la fin de ce mois d’août par une prestation scénique.  
 
A la demande de Lutumba Simaro, j’avais pris langue avec lui pour le produire en duo au Grand Hôtel Kinshasa avec Lutumba pour interpréter le répertoire de ce dernier. Pour refermer ce papier, je me rappelle la réponse qu’il m’avait donnée le jour où je voulais savoir pourquoi il se faisait appeler System.  
 
II m’avait répondu: « C’est parce que je peux à tout moment changer de systèmes de chanter et ça marche toujours, c’est pourquoi on m’appelle System ».  
 
Enfin de toi, les mélomanes retiendront tes grandes qualités de chanteur doublé d’auteur-compositeur de talent mais, aussi la grandeur d’âme, de partage et surtout de moralisateur et d’éducateur des masses. Que la Terre de nos ancêtres te soit douce et, légère comme le veut la Tradition  
 
MTI  

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Modifié en dernier lieu le 14.11.2007
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